• antidépresseurs, somnifères, benzodiazépines et autres.

    "COMMENT EMPECHER VOTRE DOCTEUR DE VOUS TUER" La parole aux victimes
     
    " La personne qui a le plus de probabilité de vous tuer n'est pas un parent ou un ami ou un agresseur ou un cambrioleur ou un conducteur ivre. La personne qui risque le plus probablement de vous tuer est votre docteur."
     
    avocats, class action, condamnations...
     
    "Ce sont des substances extrêmement dangereuses qui auraient dû être interdites, comme des médicaments similaires l'ont été dans le passé"

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  • Tout comme toi , je suis dépendant de cette drogue légale depuis très longtemps. En fait, il y-a 17 ans, j'ai été hospitalisé en hopital psychiatrique pour une grosse déprime ( je ne suis pas certain aujourd'hui que c'etait une véritable dépression sévère...). Durant cette hospitalisation, on m'a administré des doses massives de Tranxene 50 (Clorazépate) en injection intra- musculaire, puis ensuite par voie orale. Très rapidement, je suis devenu dépendant de ce produit et je me suis vu augmenter les doses de façon considérable, cela durant des années. Comme l'explique très bien le dr Ashton, avec les benzo (surtout celles qui ont une demie-vie courte), malgrés les prises régulières, on est constamment en manque, d'où l'augmentation des doses et ce cercle vicieux... Je n'ai jamais été dans le déni et pour commencer, j'ai tenter de diminuer ma consommation et j'ai commencé à pallier le manque, par la consommation d'alcool. Puis, le temps passant, j'ai accentué ma consommation d'alcool (dont les propriétés anxiolytiques sont très proches de celles des benzodiazépines) , tout en continuant à consommer des benzo, jusqu'à devenir complètement alcoolique. Je précise qu'avant  mes premières préscriptions de benzo, je n'avais jamais consommé,  tout comme toi,  de drogues illégales et j'avais même un dégoût très fort pour l'alcool, car j'avais le souvenir douloureux d'un père tyrannique sous l'emprise de l'alcool...
     
    Il y-a un an (le 4 juin 2008), j'ai mis un terme à ce problème d'alcoolisme en prenant conscience que s'agissant de ce produit, il n'y-a aucune autre solution que l'abstinence totale et définitive. En dehors, de symptômes de sevrage physiques qui durent environ une semaine (tremblements, transpiration excessive etc..), depuis, je n'ai plus jamais ressenti l'envie irresistible de boire une seule goutte d'alcool, car ma motivation était très forte. Aujourd'hui, je ne pense même plus à ce produit et ma motivation reste intacte, car, je veux toujours garder à l'esprit l'image de "l'épave" que j'étais devenu. Lorsque je serais définitivement sevré des benzo, je m'appliquerais d'aiileurs la même ligne de conduite et le même raisonnement. Ne jamais oublier, l'état psychologique, les modifications de ma vraie personnalité, tout ce que j'ai pu perdre à cause de cette drogue, sentimentalement, professionnellement et materiellement!
    Environ un mois aprés mon arrêt de l'alcool, j'ai décidé de me sevrer brutalement des benzo également. Alors là , par contre, rien à voir avec la facilité que j'ai eu à arrêter l'alcool!!!  j'ai vécu l'enfer de la dépression durant 3,5 mois.  Avec entre autre,  tous les symptômes que tu as décris dans un de tes mails précédent. A l'issue de cette période, j'ai demandé à mon psychiatre qu'il m'en represcrive car cet enfer n'avait que trop duré et de nouveau, trés rapidement, avec ce phénomène de tolérance, j'ai dû augmenter les doses pour continuer à ressentir les mêmes effets. Je lui ai demandé s'il existait un moyen de se sevrer progressivement et il m'a répondu évasivement,  que le sevrage progressif était seulement préconisé pour les personnes qui en font une consommation  importante afin d'éviter les risques graves de convulsions. Mais qu'était-ce pour lui une consommation importante? sachant que j'en prenais de nouveau énormément;  et les convulsions sont-elles l'unique risque grave lié à l'arrêt brutal?  La dépression inhérente à ce sevrage "sec",  avec les idées suicidaires qui l'accompagne, ne sont elles pas non plus un risque grave? 
     
    Bref, en désespoir de cause, par l'influence des médecins ou psychiatres et surtout par manque d'informations, pour la seconde fois, j'ai décidé de me sevrer brutalement,  en revivant le même enfer que lors du sevrage de benzo précédent. Puis, j'ai décidé de faire des recherches sur internet ( dont je dispose et que j'ai découvert il n'y-a que quelques mois),  pour voir s'il n'existait pas d'autre alternative que le sevrage brutal et savoir si d'autres protocoles existaient. Et puis comme toi, j'ai découvert ce site avec son aide en ligne et me suis rendu compte que je n'étais pas le seul à vivre l'enfer de cette drogue légale. C'est la raison pour laquelle, j'ai ressenti le même soulagement que toi, à savoir, que je n'étais pas "l'unique cas au monde" à ressentir un enfer par rapport aux benzo et qu'enfin des personnes pouvait entendre ce que je vivais et sans mettre en doute ma parole.
     
    Jusqu'à présent, (et ça fait très longtemps que je fais part aux professionnels de la santé de mes problèmes avec cette consommation addictive), soit on augmentait mes doses ou bien, on me sommait d'arrêter brutalement. En fait, en France, les mêmes médecins qui nous ont prescrit et sur-préscrit ces molécules voudraient que l'on s'en sevre brutalement en pretextant que c'est nous qui adoptons une conduite toxicomaniaque et refusent de reconnaitre le syndrôme de sevrage.

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  • conseils pour le sevrage des benzodiazépines
    Sevrage lent

    sevrage benzodiazépine
    "Attention : les informations suivantes sont destinées aux personnes qui peuvent prévoir leur sevrage - si vous souffrez actuellement d'un syndrome de sevrage en raison d'une diminution trop rapide ou d'un sevrage brutal, revenez immédiatement à la dernière dose à laquelle vous vous ressentiez une bonne stabilité physique et émotionnelle.
    C'est impératif - ne comptez pas sur le temps pour vous débarrasser de vos symptômes, vous risquez un syndrome prolongé de sevrage aux benzodiazépines. Certains, y compris dans le corps médical, pensent que le sevrage brutal ou trop rapide peut faire gagner du temps, mais c'est une idée fausse. Non seulement le sevrage brutal est dangereux, mais il peut prolonger vos souffrances des mois ou des années durant."

    Le sevrage proposé par le corps médical en France : des méthodes inadaptées qui favorisent la rechute 
     
    Que ce soit en ambulatoire ou en milieu hospitalier (y compris dans les services spécialisés), les méthodes de sevrage que les médecins français proposent à leurs patients ne sont pas du tout adaptées à la réalité de la dépendance aux benzodiazépines. Les protocoles de sevrage sont beaucoup trop courts (sevrage en six à dix semaines maximum) et les médecins ont trop souvent tendance à prescrir d'autres psychotropes (antidépresseurs, neuroleptiques, ou une autre classe d'anxiolytiques) qui, loin de compenser le sevrage aux benzodiazépines, peuvent en aggraver à la fois les manifestations et la durée.

    Le mode d'action des antidépresseurs est complètement différent de celle des benzodiazépines et donc ils sont généralement inefficaces à atténuer les effets de sevrage des benzodiazépines.

    conseils pour le sevrage des antidépresseurs
    sevrage lent

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